
Une solution d’intelligence artificielle sur mesure pour optimiser la gestion de votre industrie Vous avez un projet ? Parlons-en !...
Une solution d’intelligence artificielle sur mesure pour optimiser la gestion de votre industrie
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un enjeu stratégique pour les industriels français
Dans notre premier article sur la souveraineté, nous avons posé les bases : qu’est-ce que la souveraineté IA, quelles sont ses trois dimensions, quelles solutions existent. Si vous ne l’avez pas encore lu, nous vous recommandons de commencer par là.
Ici, on va un peu plus loin : pourquoi ce sujet est-il passé, en moins de deux ans, d’une préoccupation de spécialistes à un critère d’évaluation dans les appels d’offres industriels ? Quels risques concrets prend une PME qui ignore la question ? Et comment transformer une contrainte de souveraineté en avantage compétitif ?
Ce sont des questions stratégiques, pas seulement techniques. Et elles concernent directement les dirigeants de PME industrielles, au-delà des DSI.
La dépendance technologique aux États-Unis et à la Chine n’est plus un risque théorique. En 2022, les sanctions américaines sur les semi-conducteurs livrés à la Chine ont montré comment une décision politique américaine pouvait paralyser des industries entières à l’autre bout du monde. En Europe, la question de la dépendance aux GAFAM pour l’infrastructure numérique est désormais un sujet de sécurité nationale explicite.
Pour une PME industrielle française, ce contexte se traduit par une réalité concrète : si votre savoir-faire industriel (vos plans, vos processus, vos données de production) transite par des infrastructures américaines, il est potentiellement accessible à des acteurs dont les intérêts ne sont pas alignés avec les vôtres.
Ce n’est pas de la paranoïa mais une gestion de risque élémentaire appliquée à un actif stratégique : votre propriété intellectuelle et votre stratégie industrielle.
La filière aéronautique française est l’une des premières à avoir structuré ses exigences de cybersécurité sur l’ensemble de sa supply chain. Le référentiel AirCyber, porté par le GIFAS, impose à l’ensemble des sous-traitants, et y compris les PME de rang 2 et 3, de démontrer un niveau minimal de maturité cybersécurité.
Les questions sur la localisation des données, l’accès aux systèmes de production, la sécurisation des données échangées avec les donneurs d’ordre font désormais partie des questionnaires d’évaluation fournisseurs. Une PME qui traite ses données de production sur un cloud étranger sans garanties contractuelles spécifiques peut se trouver en difficulté lors d’un audit.
La directive européenne NIS2 (Network and Information Security), transposée en droit français en 2024, impose des exigences renforcées de cybersécurité. Ce qui est moins connu : elle impose également à ces organisations d’étendre ces exigences à leurs fournisseurs et sous-traitants.
Concrètement : si vous fournissez une entreprise classée entité essentielle (grand groupe de l’énergie, de l’eau, du transport ou de la santé), vous allez recevoir des questionnaires de conformité NIS2. Votre réponse sur la sécurité de vos systèmes IA et la localisation de vos données fera partie de l’évaluation.
Vos données de production contiennent votre savoir-faire. Les paramètres de vos machines, les tolérances de vos processus, les recettes de vos matériaux ou nomenclatures produits, les plans de vos pièces, etc.. Si ces données transitent par des modèles IA cloud appartenant à des acteurs tiers, y a-t-il un risque qu’elles servent à entraîner d’autres modèles ? Que des concurrents y accèdent indirectement ?
La réponse dépend des conditions générales d’utilisation de chaque service. Certains acteurs IA cloud spécifient explicitement qu’ils n’utilisent pas les données des clients professionnels pour l’entraînement. D’autres laissent la question floue. Avez-vous lu les CGU de tous les outils IA que vous utilisez ? L’utilisation de l’IA est-elle encadrée dans votre entreprise (charte IA) ?
De plus, une fuite de données n’est pas anodine non plus côté argent : le coût moyen mondial d’une violation de données était estimé à 4,44 millions de dollars en 2025, ce qui souligne l’impact potentiel pour une entreprise.
Imaginez que votre principal outil IA (votre système de contrôle qualité, votre moteur de prévision supply chain ou votre assistant documentaire par exemple) soit hébergé par un prestataire étranger qui décide d’augmenter ses tarifs de 20 %, de modifier ses conditions d’accès, ou de mettre fin à certains services (comme c’est arrivé mi-2025 avec un certain grand acteur). Combien de temps vous faudrait-il pour trouver une alternative ? À quel coût ?
Cette dépendance est d’autant plus marquée que le cloud reste encore sous-adopté en France : seules 22,9 % des entreprises françaises utilisaient des services cloud payants en 2023, contre 38,9 % dans l’UE. Cet écart illustre à la fois un retard numérique et une dépendance accrue aux grands fournisseurs internationaux pour les entreprises qui franchissent le pas.
La dépendance technologique est un risque stratégique que peu de dirigeants intègrent dans leur analyse de risque. Elle devrait figurer dans votre cartographie des risques au même titre que la dépendance à un fournisseur critique.
C’est le risque le plus concret à court terme. Votre principal client peut commencer à exiger que ses fournisseurs démontrent leur conformité en cybersécurité et la souveraineté de leurs données. Si vous n’êtes pas en mesure de répondre, vous pouvez perdre le marché au profit d’un concurrent mieux préparé.
Ce scénario commence à se matérialiser dans l’énergie et les infrastructures critiques. Dans 3 à 5 ans, il sera probablement la norme dans la majorité des secteurs industriels réglementés.
Traiter la souveraineté IA comme une obligation coûteuse limite son impact alors qu’elle peut être envisagée autrement. Notamment comme un avantage concurrentiel ou un élément différenciant à court terme, en plus de sécuriser l’entreprise.
Dans un appel d’offres industriel où la majorité des concurrents s’appuient sur AWS ou Azure, cet argument peut faire la différence. Il rassure, il simplifie les audits de votre client, et il positionne votre entreprise comme un partenaire mature et responsable.
Leveraize déploie systématiquement ses solutions dans des architectures adaptées aux contraintes de souveraineté de ses clients : on-premise ou edge pour les données les plus sensibles, cloud souverain pour les besoins d’accès en mobilité ou évolutifs rapidement en fonction de la charge. Ce n’est pas un surcoût mais un critère de conception dès le départ.
Cartographier vos flux de données :
Lire les CGU de vos outils IA actuels :
Évaluer votre exposition contractuelle :
Identifier les données les plus sensibles :
Choix des prestataires :

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L’IA souveraine désigne une intelligence artificielle conçue, hébergée et contrôlée de manière indépendante par un État, une organisation ou un ensemble d’acteurs locaux, afin de garantir leur autonomie stratégique.
Concrètement, cela implique plusieurs choses :
L’objectif est d’éviter une dépendance critique à des acteurs étrangers pour des technologies clés, notamment dans des domaines sensibles comme la défense, la santé ou l’économie.
Par exemple, en Europe, on parle souvent d’IA souveraine pour désigner des initiatives visant à créer des alternatives locales aux grands modèles d’IA internationaux, tout en protégeant les données et les intérêts européens.
SecNumCloud est une qualification délivrée par l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) aux prestataires de cloud qui répondent aux exigences de sécurité les plus élevées. Un cloud certifié SecNumCloud garantit notamment que les données ne sont pas soumises à des lois extraterritoriales (comme le Cloud Act américain) et que les accès sont strictement contrôlés. C’est la référence française pour les données sensibles.
Mistral AI est une startup française dont les modèles sont publiés en open source, ce qui permet de les héberger sur n’importe quelle infrastructure, y compris on-premise. C’est un avantage de souveraineté algorithmique certain. En revanche, l’API cloud de Mistral est hébergée sur des infrastructures Azure, ce qui réduit partiellement la souveraineté des données si vous passez par l’API. La vraie souveraineté avec Mistral s’obtient en hébergeant le modèle vous-même.
De plus en plus souvent, surtout dans l’aéronautique, la défense et le spatial. Les grilles d’évaluation des fournisseurs AirCyber et les exigences NIS2 créent une pression croissante sur l’ensemble de la supply chain. Si vous n’avez pas encore reçu de questionnaire de sécurité numérique de vos clients, il y a de bonnes chances que cela arrive dans les 12 à 24 prochains mois.
Pas nécessairement. Le coût dépend de l’architecture choisie. Un hébergement OVH souverain est très compétitif face à AWS ou Azure. Un déploiement on-premise sur matériel léger (mini-PC industriel) peut être moins coûteux sur 3 ans qu’un abonnement cloud. Le surcoût éventuel vient surtout de la phase de conception d’une architecture souveraine bien structurée — un investissement qui se rentabilise rapidement si vous avez des contraintes réglementaires ou contractuelles.
L’expertise en intelligence artificielle au service des PME de l’industrie.
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