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IA On Premise vs Cloud :

que choisir pour une PME ou une ETI industrielle ?

on premise ia

Quand une entreprise engage un projet IA, la question de l’infrastructure arrive tôt dans les discussions. Où les données vont-elles être traitées ? Qui y a accès ? Que se passe-t-il si la connexion internet est coupée ? Les données sensibles restent-elles en France ou chez nous ?

Ce choix entre on-premise (traitement local, sur vos propres serveurs ou équipements) et cloud (traitement déporté chez un fournisseur de services) n’est pas qu’une question technique. C’est une question de souveraineté, de sécurité, de performance opérationnelle et de coût.

Il n’existe pas de réponse universelle. Mais il existe une grille d’analyse claire pour faire le bon choix en fonction de votre contexte.

Ce que signifient réellement on-premise et cloud

On Premise

L’IA on-premise consiste à déployer les modèles et applications sur une infrastructure locale, hébergée directement sur votre site : par exemple un serveur dans votre usine ou un logiciel sur vos machines laboratoire. Les données restent sur site et le traitement est réalisé sans dépendance à une infrastructure externe.

Cette approche est particulièrement adaptée aux environnements industriels où la confidentialité des données, la sécurité ou la maîtrise de l’infrastructure sont des enjeux clés. Elle permet notamment d’héberger des applications de pilotage, comme le suivi de production, le pilotage de la qualité ou des tableaux de bord internes directement accessibles depuis le site.

Elle permet également de centraliser différents types de traitements IA sur site : par exemple des modèles de vision déployés sur plusieurs lignes, des données qualité consolidées, ou encore l’utilisation de modèles SLM ou LLM pour analyser des rapports, assister les équipes qualité ou structurer des retours terrain. Le tout sans faire sortir les données de l’usine.

Cloud

Le cloud, c’est l’inverse : les données sont envoyées vers des serveurs distants (Azure, AWS, Google Cloud ou des hébergeurs souverains français comme OVH) où elles sont traitées, stockées et analysées. L’accès se fait via internet, depuis n’importe où.

Cette approche est naturelle pour des usages nécessitant de la centralisation ou un accès multi-sites : consolidation de la performance industrielle, analyse de données historiques à grande échelle, ou mise à disposition d’outils comme des LLM internes accessibles en mobilité.

En pratique, ces usages peuvent aussi exister en local : le choix dépend avant tout des contraintes opérationnelles (et non uniquement du type d’application) : 

Edge computing : le meilleur des deux mondes

Une troisième approche, que nous utilisons régulièrement chez Leveraize, est l’edge computing : un traitement local pour les opérations critiques (détection temps réel), couplé à un envoi sélectif de données vers vos serveurs on-premise ou cloud pour les analyses long terme et le ré-entraînement des modèles. Cette architecture hybride est souvent la plus pertinente pour les sites industriels.

Les critères de choix pour en terme d’infrastructure

La confidentialité des données

C’est le critère le plus souvent cité dans les secteurs à forte sensibilité. Si vous travaillez pour des donneurs d’ordre aéronautiques, spatiaux ou de défense, il y a de fortes chances que vos plans, spécifications techniques et données de production soient soumis à des exigences de confidentialité strictes (NIS2, AirCyber, …).

Dans ces contextes, l’on-premise ou une solution cloud souveraine hébergée en France est souvent impérative. Envoyer des données de fabrication vers des serveurs étrangers peut constituer une violation contractuelle avec vos clients.

La latence et la disponibilité

Pour des applications de contrôle qualité sur ligne, de comptage en temps réel ou de pilotage de machines, la latence est critique. Un modèle cloud qui nécessite un aller-retour réseau de 50 à 200ms n’est pas utilisable quand votre cadence de production est de 10 pièces par seconde. L’on-premise et le edge-computing sont ici la seule option viable.

Pour des mises en place de planification, de reporting ou d’analyse de tendances, la latence est en revanche non critique. Le cloud convient parfaitement.

La connectivité du site

Quelle est la qualité de votre connexion internet ? Certains sites industriels, notamment en zone rurale ou dans des bâtiments anciens, ont une connectivité limitée ou peu fiable. Un système IA cloud dans ces conditions est fragile. Si votre connexion tombe, votre application tombe avec elle.

L’on-premise et le edge-computing garantissent une disponibilité totale indépendante du réseau. C’est un argument fort pour les environnements de production où l’arrêt n’est pas une option.

Le coût total

Le coût est souvent mal évalué dans la comparaison on-premise vs cloud. L’on-premise demande un investissement initial (équipement, installation, intégration) mais des coûts récurrents faibles. Le cloud a un investissement initial plus faible mais des coûts récurrents qui peuvent devenir significatifs selon les volumes de données.

Pour une entreprise avec un cas d’usage bien délimité et des volumes de données maîtrisés, l’on-premise et l’edge-computing sur des mini-PC industriel est souvent plus économique sur 3 à 5 ans.

La facilité de mise à jour et de maintenance

Le cloud facilite les mises à jour : les nouvelles versions de l’application ou des modèles sont déployées centralement, sans intervention sur site. L’on-premise nécessite des mises à jour manuelles ou une procédure de déploiement à distance sécurisée. C’est un point d’attention dans la conception de l’architecture, mais ce n’est pas un blocage.

Notre recommandation selon les cas d'usage

Vision par ordinateur - détection d'objet

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Vision par ordinateur sur ligne de production : on-premise ou edge, sans exception

Vision par ordinateur - étiquette logistique

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Comptage automatique temps réel : on-premise ou edge

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Tableau de bord de pilotage multi-sites : cloud souverain ou on-premise

Expertise IA - LLM et traitement langage

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LLM interne (assistant documentaire, aide à la rédaction) : cloud privé ou on-premise selon confidentialité

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Analyse de données

Analyse de données historiques et prévision : cloud privé ou on-premise

optimisation industrielle PME

Optimisation d'ordonnancement

Optimisation d'ordonnancement : cloud privé, on-premise ou hybride

Dans tous les cas, nous recommandons d’héberger les données en France sur des infrastructures certifiées SecNumCloud quand la confidentialité est un enjeu.

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FAQ - Questions fréquentes sur l'IA On Premise

RGPD et IA cloud : quels sont les risques ?

Le RGPD impose que les données personnelles des citoyens européens soient traitées dans des conditions garantissant leur protection. Si vos données industrielles contiennent des informations personnelles (noms d’opérateurs, données RH), vous devez vous assurer que votre fournisseur cloud ou SaaS (cloud saas, software as a service) est conforme RGPD et que les données ne sont pas transférées hors UE sans garanties adéquates.

L’avantage des solutions SaaS réside souvent dans leur facilité de déploiement et de maintenance dans un environnement de cloud computing et de services cloud, mais cela implique une vigilance accrue sur la localisation dans les data centers et la gouvernance des données (notamment le stockage de données et les sauvegardes).

Pour des données purement industrielles sans données personnelles, le RGPD s’applique moins directement.

 

Peut-on migrer d'une architecture cloud vers on-premise ?

Oui, et c’est un scénario que nous rencontrons. Des clients qui ont débuté avec une solution cloud réalisent ensuite que leurs contraintes de confidentialité ou de latence nécessitent un rapatriement on-premise. La migration est techniquement faisable mais demande une planification, notamment sur les charges de travail, le stockage cloud et les dépendances aux services de cloud computing. La clé est d’anticiper cette éventualité dès la conception initiale, en évitant de s’enfermer dans des formats propriétaires.

Les équipements on-premise sont-ils fiables dans un environnement industriel difficile ?

Oui, à condition de choisir du matériel certifié pour les environnements industriels. Contrairement aux environnements en datacenter ou en cloud public, l’on-premise repose sur une infrastructure physique et des serveurs physiques adaptés.

Les mini-PC industriels (Fanless, montage DIN Rail) sont conçus pour fonctionner dans des conditions de température, de vibration et de poussière que des équipements informatiques standard ne supporteraient pas. Les solutions que nous déployons utilisent du matériel adapté pour les environnements de production, garantissant une bonne disponibilité et une maîtrise des ressources informatiques.

Notre DSI est sceptique sur le cloud. Comment engager la discussion ?

Le scepticisme d’une DSI vis-à-vis du cloud dans un contexte industriel est souvent légitime. Les arguments à mettre en avant : le choix de providers souverains français ou de fournisseurs de services, les certifications de sécurité (ISO 27001, SecNumCloud), la ségrégation des données entre environnements de test et de production, et la possibilité d’une architecture hybride (ou de cloud hybride) qui garde les données sensibles en local.

On peut aussi évoquer les enjeux de cloud security, de backup, de reprise d’activité et de monitoring dans les infrastructures cloud. Dans tous nos projets, nous impliquons la DSI dès la phase de conception pour lever les points de blocage techniques.